Votation sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, pour que le NON l’emporte, je m’implique !

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Vous voulez participer à la dernière ligne droite de la campagne pour le NON à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui a lieu dans le 44 dimanche 26 juin ?

3 possibilités :

– En vous organisant avec nos camarades du PG44 : pg44@lepartidegauche.fr

– En appelant des électeur-trice-s du 44 via cette plate-forme : http://www.26juin.vote/j_appelle_des_habitants_de_loire_atl…

– En participant et en diffusant la votation citoyenne : http://nddl.votationcitoyenne.fr/

Pour rappel, extrait de l’intervention de Yannick Le Gargasson, élu PG, au Conseil de Rennes Métropole, en date du 17 décembre 2015, sur plusieurs des raisons qui nous font nous opposer à ce projet d’aéroport :

Ce projet et ses soutiens en provenance du PS et de la Droite sont l’illustration de plusieurs dénis.

Un déni opérationnel : ce projet fait fi du potentiel de l’aéroport actuel de Nantes Atlantique (NA) ainsi que des autres territoires du Grand Ouest. Des études ont démontré que celui-ci est non saturé, qu’il pourrait recevoir à un cout moindre que celui de NNDL une nouvelle piste. NA a été évalué en 2011 comme le meilleur aéroport d’Europe par les compagnies aériennes régionales. C’est dire sa vétusté ! La conservation et l’évolution de l’aéroport NA coûterait selon le collectif atelier Citoyen 4 à 6 fois moins cher que le projet de NDDL. Par ailleurs, on ne répétera jamais assez que l’aéroport d’Angers n’est utilisé qu’à 10% de ses capacités !

Un déni financier : le coût de construction de l’aéroport NNDL doit être complet pour être pleinement apprécié. Il faut ajouter au projet stricto-sensu, les coûts nécessaires à son fonctionnement : barre routière, tour de contrôle, franchissement de la Loire, restructuration ferroviaire par exemple ; ces coûts sont supportés par l’État et les collectivités. L’Atelier Citoyen précité estime le coût complet de l’opération à environ 1500 Millions d’euros. Et c’est dans l’hypothèse sans surcoût. Hypothèse hypothétique. Ayons en tête le projet en cours de Berlin Brandenburg annoncé à 1,7 Mds d’euros et qui finira sans doute à plus de 6,7 Mds d’euros. Un déni en termes de gestion et de transparence des finances publiques : La filiale de Vinci (Aéroport du Grand Ouest, AGO) est titulaire de la DSP de gestion des aéroports Nantais depuis 2011. Elle a déjà accumulé un résultat net de 31 millions d’euros. Ce bénéfice n’aurait-il pas pu avoir d’autres usages ? Elle a de plus reçu une subvention publique initiale de 246 millions d’euros dont 115,5 imputables aux collectivités. Alors que par le passé les groupes qui investissaient sur les opérations et des concessions publiques devaient en théorie ramener de l’argent aux collectivités, ici c’est dès le départ l’inverse. Il faut payer le rentier Vinci pour qu’il fasse des affaires. Ce modèle économique est tout aussi hallucinant que le mode de gestion politique de ce projet. Enfin pour conclure sur la transparence nous avons tous en tête, et je suis sûr que nous sommes tous scandalisés de voir un ancien Préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire devenir cadre dirigeant chez Vinci. C’est l’entre soi de la bureaucratie, ce type de collusion, sont le contraire de l’intégrité morale que nous devrions ici connaître. Enfin j’attire l’attention de cette Assemblée dont je connais la sensibilité à la pression fiscale, sur l’impact du projet de NDDL sur la fiscalité des ménages. C’est plus de 500 euros/habitant de Nantes Métropole, La Carène (St Nazaire,…) et Cap Atlantique (Guérande..) et plus de 230 euros pour les habitants de Loire Atlantique.

Un déni démocratique : Françoise Verchère élue PG de l’ancienne mandature au Conseil Général de LA a souvent dénoncé l’opacité des opérations, et le manque de débat démocratique autour du projet. La majeure partie des habitants du territoire impacté par le projet, ceux qui habitent à proximité, ainsi que beaucoup de Nantais sont opposés à ce projet. D’autres pensent que cet aéroport doit se faire coûte que coûte en utilisant le lamentable chantage à l’emploi. Ces pro-aéroport entretiennent un climat de tension permanent. Nous pensons qu’il revient aux élus de reprendre la main et d’organiser une consultation… Comme je viens de le dire, nous sommes dans un entre soi qui n’écoute pas la population, ses attentes, ses craintes. La démocratie s’est surtout caractérisée par la succession de recours juridiques. C’est une garantie de droit certes, mais ce n’est pas ce qui caractérise en soi une vraie démarche démocratique. Il y a tout lieu de craindre le tout sécuritaire actuel qui pousse le pouvoir à réprimer sans retenue aucune, comme à Rennes récemment, les militants engagés dans des combats contre des projets de ce type. La répression envers les Zadistes de NDDL va potentiellement s’accentuer dans un bel amalgame qui lie terroristes et militants radicaux et déterminés. Nous serons sur ce point, nous élus de l’opposition de gauche, exigeants et vigilants. Enfin contrairement à ce qui est dit et écrit, les recours juridiques ne sont pas terminés. L’État ne doit pas malgré ses rodomontades récentes et prégnantes engager expulsions et travaux.

Un déni environnemental : c’est l’un des points majeurs. C’est le point qui réunit tous les opposant au projet. Les citoyens sont conscients des risques sur ce point. Ils les comprennent, ils s’engagent avec détermination. Ici le déni environnemental est aussi un déni démocratique. Beaucoup de publications ont décrit les effets délétères de ce projet pour la biodiversité, l’activité rurale, l’emploi rural (600 personnes). Je citerai un point moins connu. Même si le projet se veut plutôt respectueux, en tant que bâtiment, hors impact des pollution des avions, de l’environnement il faut noter que sa seule construction induit 110 ans de son équivalent annuel d’émission de gaz à effet de serre et 50 ans de sa consommation électrique annuelle moyenne.