Trois dates pour défendre notre droit du travail

97684538(source : Les dessins de Bésot)

Le Parti de Gauche 35 appelle à la participation massive à trois actions militantes importantes dans les jours à venir.

La première est le rassemblement en opposition aux accords commerciaux dénommés « TAFTA » et « CETA » le samedi 15 octobre à 15H place du Parlement à Rennes. La seconde est le sitin intersyndicale contre la loi travail le mardi 18 octobre à midi place Charles de Gaulle à Rennes. Enfin, la troisième est le rassemblement en soutien aux 8 ex-Goodyearqui ont été condamnés en première instance à 24 mois de prison dont 9 fermes et 5 ans de mise à l’épreuve et qui passent en appel,le mercredi 19 octobre à 12H devant la Préfecture de Beauregard à Rennes.

Quel est le rapport entre ces trois dates ? La défense du droit du travail.

Alors que les accords commerciaux TAFTA et CETA visent à détruire les droits de douane entre les pays signataires, le risque de délocalisation et donc de chômage s’intensifie en même temps que le rabotage du code du travail. Si ces accords sont signés, la logique sera la suivante : s’il n’y a aucune taxe, autant importer les produits les moins chers donc ceux qui ont coûté les moins chers à produire, là où les salariés sont mal payés et où les cadences sont infernales. L’objectif sera ainsi de renforcer la compétition avec les autres états, au détriment de notre droit du travail.

De la même manière les libertés syndicales sont une facette importante du droit du travail puisqu’elles permettent la défense de tous les salariés au sein de l’entreprise. Menacer de prison ferme les syndicalistes de Goodyear, une première sous la 5ème république, est une atteinte à ces libertés. Les huit personnes concernées ont voulu défendre leur emploi (plus de 1000 licenciements prononcés) face à une direction totalement sourde au dialogue en enfermant quelques cadres dans une pièce pendant plusieurs heures. Ces salariés subissent aujourd’hui un acharnement important, en particulier celui du Gouvernement.

Enfin, la loi travail et son caractère antisocial ont déjà largement fait parler d’eux. Inversion de la hiérarchie des normes, développement du dumping social entre les entreprises, “facilitation des licenciements”, précarisation des salariées … Inutile de rentrer à nouveau dans le détail tellement l’attaque du droit du travail est indéniable . Certes la loi est passée, mais le législateur peut pleinement la supprimer, c’est pourquoi nous devons soutenir toute initiative syndicale qui va dans ce sens