Communiqué du Parti de Gauche et de ses élus.

« Archipel Habitat condamné ou la valse des hypocrites ! »

La CNIL vient de sanctionner Archipel Habitat pour avoir informé en octobre 2017, ses locataires , via son fichier interne, des conséquences désastreuses de la politique du gouvernement en termes de logement. Des responsables du mouvement En Marche utilisent cette plainte déposée par un responsable local des Républicains. à l’encontre d’Archipel habitat pour viser sa présidente, Me Appéré Maire de Rennes à des fins de politique locale. Cette initiative renseigne sur leur pseudo façon de faire de la politique autrement.
La décision scandaleuse du gouvernement de diminuer les APL de 5€ en octobre 2017 visait les locataires les plus démunis des secteurs privés et HLM.
Cette décision fut suivie d’une autre ne concernant que les locataires du secteur HLM en créant la RLS (Réduction Loyer Solidarité) mesure impactant fortement les bailleurs sociaux qui sont tenus de compenser avec leurs fonds propres (c’est à dire l’argent des loyers de tous) les 50€ d’APL supprimés par le gouvernement, mesure appliquée en février 2018.
En Ille et Vilaine, Archipel Habitat est le bailleur le plus fortement touché par la RLS puisque près de 60% de ses locataires bénéficient de l’APL. Archipel habitat perd ainsi plus de 7 millions d’€ par an.
Infliger une sanction de 30000€ à un bailleur qui ose informer ses locataires sur la portée destructrice de la politique du gouvernement signifie que le silence doit accompagner la liquidation du secteur HLM.
Inacceptable !
Que la présidente d’Archipel Habitat informe les locataires des mesures terribles prises à l’encontre de tous les locataires est tout à fait légitime, c’est dans le rôle d’un-e président-e d’un organisme public. C’est de plus une bonne chose et de bon sens.
Nous pensons même que cela aurait dû être le cas plus souvent, en lien avec les autres bailleurs sociaux publics comme Néotoa, les Foyers, Fougères Habitat et Emeraude Habitat, afin d’organiser une mobilisation forte contre la politique anti pauvre du président Macron, associant les locataires, les associations, les élus.
La lettre de la présidente d’Archipel Habitat a été suivie par un communiqué unanime du conseil d’administration d’Archipel Habitat, dénonçant effectivement les conséquences désastreuses des choix politiques du gouvernement. Aucun.e administrateur, aucun.e locataire, aucune association ne s’est plaint.e de quoi que ce soit sinon de la destruction d’un modèle social qui épargne pourtant des millions de familles de la spéculation immobilière.
Dans cette affaire, il y a deux camps, celui qui défend le logement social et tout ce que cela implique en pilotage de moyens financiers, de nouveaux logements, de concertations locales , de choix urbanistiques pour la transition écologique du parc HLM et celui qui soutient la politique ultra
libérale de M. Macron, fortement dénoncée par toutes les associations de locataires, la fondation Abbé Pierre, les associations d’architectes.

M. Plouvier des Républicains et Mme Gandon de LREM choisissent de soutenir le recul social, l’appauvrissement des locataires et des bailleurs sociaux, la vente d’HLM. Ils devront être sanctionnés, comme leurs amis députés LREM de Rennes qui ont voté ces mesures, dès que les électeurs.trices en auront la possibilité.
Les élus « Parti de Gauche-France Insoumise » de Rennes, quant à eux, soutiennent la démarche de recours en conseil d’état prise par la direction d’Archipel Habitat et appellent à la plus large mobilisation contre la loi ELAN qui revient devant l Assemblée Nationale en septembre.