SOUTIEN AUX OPPOSANTS AU PROJET DE CENTRALEPHOTOVOLTAÏQUE À LUITRÉ-DOMPIERRE

SOUTIEN AUX OPPOSANTS AU PROJET DE CENTRALEPHOTOVOLTAÏQUE À LUITRÉ-DOMPIERRE 724 1024 Le Parti de Gauche - Ille-et-VIlaine - PG 35

Le Parti de Gauche appelle à se joindre à la mobilisation contre le projet de centrale photovoltaïque à Montbelleux, situé à Luitré-Dompierre (Ille-et-Vilaine)
qui fait l’objet d’une vive opposition de la part des citoyens locaux et de plusieurs associations déterminées à préserver leur environnement local et le patrimoine
naturel du département.


Ainsi, nous nous associons à La Confédération Paysanne qui appelle à un rassemblement ce samedi 2 septembre dès 12h00 avec les associations
desTerresMINEes35, 3M Montbelleux et La Passiflore, unies aux riverains mécontents, pour une journée de rencontre d’information sur les risques que
représente ce projet.

L’emplacement de la centrale prévue impliquerait l’abattage de 9 ha de forêt compensé par le reboisement de terres agricoles, une mesure que les opposants
considèrent comme préjudiciable à l’écosystème fragile de la région d’autant plus que la compensation par la replantation d’arbres et leur croissance à taille similaire
est nettement plus long que la durée de vie des panneaux solaires.

De plus, le promoteur du projet n’a pas attendu les résultats de l’étude d’impact environnemental pour avancer dans son projet. Ainsi, les associations dénoncent des
actions concrètes, comme l’achat de terrains à des prix exorbitants, l’apport de déchets et terres provenant des fossés des routes sur des zones polluées, ainsi que
la coupe d’arbres… Ces actions nuisent à la faune locale et pourraient biaiser les résultats de l’évaluation environnementale en cours.

Nous soulignons que les opposants au projet ne s’opposent pas à la transition énergétique et à l’utilisation de l’énergie solaire mais insistent sur l’importance de
préserver les zones naturelles et les écosystèmes fragiles. Par ailleurs, les associations pointent du doigt la classification du site par le Plan local d’urbanisme
(PLU) comme une zone protégée depuis 2013. Pourtant, les modifications apportées au PLU pour rendre possible le projet de centrale solaire suscitent des interrogations
quant au respect de ces protections.

Nous partageons le constat des collectifs contre ce projet qui portent une vision plus globale et cohérente en matière d’aménagement du territoire, prenant en compte les
enjeux écologiques et sociaux, et qu’il existe assez d’espaces urbanisés, bétonnés et goudronnés, les toits des bâtiments public où privé, pour recevoir les panneaux
solaires nécessaire à la transition écologique.