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Le Gouvernement perdure envers et contre tout dans sa volonté de mettre en œuvre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il ne fait aucun cas de la résistance des agriculteurs de ce territoire, de la population locale, de l’action des militants de la ZAD. Le PS ici comme ailleurs assoit son action sur le mépris de ceux qui s’opposent à lui malgré la pertinence de leurs arguments. La manifestation du samedi 06 février 2016 à Rennes avait pour objet de rappeler de manière festive l’opposition au projet. L’action d’une infime minorité a terni l’image et  l’impact de cette manifestation. Nous le savons, historiquement, des actions collectives radicales et fermes ont été, sont et seront demain nécessaires ; pour autant ces agissements qui consistent à briser les vitrines des agences bancaires sont stériles et totalement incompréhensifs. Ils n’ont rien à voir avec le mouvement des opposants à NDDL. La preuve en a été apportée par la manifestation  du 16 janvier dernier à Rennes qui s’est déroulée sans incidents. Pour le PG ce ne sont pas les vitrines des agences des banques et des assurances qu’il faut briser, c’est le tout pouvoir de la finance qu’il faut casser en regroupant les banques et les assurances dans un pôle public au service de tous et en organisant le contrôle citoyen de la finance. Le Parti de Gauche s’est toujours opposé de manière pacifique à ce projet d’aéroport et continuera à le faire, tant qu’il le faudra.

Félix BOULLANGER et Lise ENROYS, Co-secrétaires du PG35.

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Crise agricole : la nécessité d’une bifurcation de notre mode de production !

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Le Parti de Gauche en Bretagne est solidaire des milliers d’agriculteurs qui montrent aujourd’hui leur colère. Leur situation sociale est catastrophique, cinq exploitations ferment en moyenne chaque semaine dans notre région et on estime qu’un agriculteur se suicide chaque jour en France. De nombreux agriculteurs sont au bord de la faillite et perdent de l’argent à pratiquer leur activité.

En cause, la faiblesse des prix d’achats dans l’élevage par un secteur de la transformation lui-même dans le rouge. Les principales raisons de ces difficultés sont au nombre de deux : la pression sur les prix imposée par les grandes surfaces et la concurrence internationale déloyale qui, compte-tenu de la faiblesse de ses normes sociales et environnementales, pratique des tarifs très bas. Pour compenser ce phénomène l’Union Européenne, via la Politique Agricole Commune, tout comme le Gouvernement arrosent de subventions mais celles-ci ne bénéficient toujours qu’aux plus gros producteurs au dépend des petites exploitations.

Pour autant, nous ne soutenons pas les organisations qui se mobilisent actuellement partout en Bretagne. En effet, la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, ou d’autres,  promeuvent une agriculture intensive (utilisation de produits chimiques, élevage en batterie …) qui n’est souhaitable pour personne. Ce type d’agriculture se fait au dépend du consommateur qui mangera des produits de piètre qualité, du travailleur qui ruinera sa santé en manipulant des produits dangereux, de l’animal qui aura des conditions de vie indignes et de l’environnement qui sera marqué par une importante pollution des eaux, des sols et de l’air.

Pourtant, des solutions existent. À court terme il est aisé pour le Gouvernement, s’il en avait la volonté, d’encadrer les prix des produits agricoles à l’achat pour garantir un revenu suffisant pour les agriculteurs et à la vente pour que le consommateur ne paie pas trop cher. De la même manière, il semble indispensable que les productions locales soient les premiers fournisseurs des produits de la restauration collective afin de soutenir nos agriculteurs locaux.

À moyen terme il est impérieux que les subventions publiques soient redirigées pour permettre aux agriculteurs de sortir de la production intensive afin de pouvoir gagner dignement leur vie en pratiquant une agriculture de qualité, biologique et respectant les êtres vivants et leur environnement. De nombreux exemples prouvent que ce modèle de production en plus d’être souhaitable est viable économiquement, mais il faut un accompagnement public pour démarrer.

Le Parti de Gauche de Bretagne.

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Manifestons pour nos libertés, mises en danger par l’État d’urgence !

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Le Parti de Gauche 35, comme de nombreuses autres organisations, est très inquiet de la dérive autoritaire prise par notre gouvernement et relayée localement par le Préfet, en mettant en place l’État d’urgence.
Bien entendu le contexte post 13 novembre nécessitait la mise en place de mesures mais comme nous l’avions indiqué l’État d’urgence est totalement inefficace, il s’agit uniquement d’un outil de renforcement du pouvoir du gouvernement. Le bilan est là, sur plus de 3000 perquisitions administratives (dont 135 en Bretagne), seules quatre procédures judiciaires pour terrorisme ont été lancées. De la même manière, près de 400 personnes ont été assignées à résidence (dont 13 en Bretagne) alors qu’une grande partie d’entre-elles n’avait aucun lien, de près ou de loin, avec le terrorisme, il s’agissait plutôt de militants politique.
L’État d’urgence entrave donc les libertés fondamentales. C’est dans ce climat que le Gouvernement étudie la possibilité de légaliser la déchéance de nationalité pour les personnes binationales. C’est insupportable en plus d’être inefficace ; comme si les terroristes allaient être freinés par le fait de ne plus avoir la nationalité. Il n’y a qu’une seule catégorie de Français ; si des personnes binationales mènent des activités terroristes alors la République les jugera en tant que Français, sans se défiler en les expulsant dans le pays voisin.
Le gouvernement a récemment fait comprendre qu’il souhaitait la prolongation de l’État d’urgence après le 26 février prochain, il doit y renoncer. C’est pourquoi le Parti de Gauche 35 appelle à participer massivement au rassemblement unitaire du samedi 23 janvier à 14h sur la dalle Kennedy à Rennes et à la manifestation qui suivra.

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Samedi 16 janvier, tous contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

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Après la magnifique démonstration de force à Nantes samedi 9 janvier contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à laquelle ont contribué près de 20 000 personnes, le Parti de Gauche 35 appelle à nouveau aux rassemblements à Rennes.
Trois cortèges convergeront vers l’Hôtel de Rennes Métropole (métro Clémenceau),
1 au départ de la fac de Villejean (métro BU-Villejean), 1 de l’Hôtel de Région avenue Patton à Rennes et 1 de l’écomusée de la Bintinais au sud de la ville. Un pique-nique sera organisé à l’arrivée.
Dans cette période déterminante pour les habitants de la ZAD, nous estimons qu’il est important de montrer à la fois au gouvernement et aux élus locaux qui soutiennent le projet, que nous ne céderons pas. Nous refusons que l’argent public soit au service de projets inutiles et anti-écologiques ; il est démontré que ce dossier relève plutôt d’un projet politique ou financier mais certainement pas d’un projet aéronautique. L’actuel aéroport de Nantes-Atlantique réorganisé permettrait de répondre à une hausse des besoins si nécessaire. Il est également démontré que NDDL, situé dans une zone humide de plusieurs milliers d’hectares, recèle une biodiversité riche, avec des espèces protégées, sans oublier les agriculteurs et habitants, historiques ou récents qui y vivent, des initiatives alternatives qui fleurissent…
Outre l’impact carbone que génèrerait un nouvel aéroport, les habitants du Grand Ouest subiraient également, directement ou indirectement, une augmentation de leurs impôts locaux pour de nombreuses années.
À pieds, à vélo ou à tracteur, nous appelons toutes celles et ceux qui s’opposent ou doutent de ce projet à participer aux manifestations et au pique-nique samedi 16.

Lise ENROYS et Félix BOULLANGER, Co-Secrétaires du PG35.

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Réaction suite aux résultats du 1er tour des élections régionales

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On lâche rien !

Nous remercions les 3,7% d’électeurs qui ont voté pour la liste soutenue par le Front de Gauche « Pour une Bretagne sociale et écologique : l’Humain d’Abord ! ».

Nous n’ avons pas réussi à faire entendre nos idées dans un contexte difficile marqué par l’austérité appliquée par les partis de droite que sont l’ex-UMP et aujourd’hui le PS. Cette similitude ainsi que les récentes mesures liberticides reprises au FN par le PS dans le cadre de l’état d’urgence nourrissent le désespoir.

Nous continuerons à porter des alternatives concrètes pour répondre aux urgences sociales, environnementales et démocratiques que traverse notre région. Nous espérons ainsi donner espoir à tous, notamment à la moitié des bretons qui s’est abstenue lors de ces élections.

Pour toutes ces raisons, nous laissons nos électeurs libres de leur choix quant au deuxième tour des élections le dimanche 13 décembre.